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Les nouveautés 2015 de la Citroën DS3 WRC.

Après une longue période de gel des évolutions pour les voitures du WRC, l’année 2015 permet elle à chaque constructeur de sortir des évolutions de son fer de lance. Si chez VW on a décidé de refaire une voiture quasi-complète, chez Citroën les évolutions se font plus par petites touches.
A cela deux raisons :
– tout d’abord, Citroën dispose d’un budget pour sa bien inférieur à celui de Polo.
– ensuite, la polo n’en était qu’à sa première mouture alors que la Citroën DS3 est le fruit d’une lente évolution et a elle même bénéficiée de l’expérience engrangée sur les C4 WRC et autres Xsara.

Les Nouveautés de la voiture de rallye : évolution moteur et nouveau train arrière

Grosse évolution moteur pour la Citroën DS3 WRC 2015.

Tout d’abord la plus grosse évolution semble porter sur le moteur qui bénéficie d’un nouveau bloc. Si la C-Elysée qui a remporté avec succès le championnat WTCC avait bénéficiée de l’expérience emmagasinée en Championnat du monde des rallyes pour développer son moteur 1600 turbo, cette fois c’est la WRC qui bénéficie du travail réalisé pour le WTCC. Avec son nouveau bloc, le moteur s’avère principalement plus facile d’utilisation. Selon Didier Clément l’ingénieur responsable des essais, le diamètre limité de la bride à l’admission empêche de vraiment gagner en puissance, mais il y a tout de même un léger gain, par contre le couple et surtout la courbe de celui-ci sont bien plus favorables. Selon Sébastien LOEB qui a pu l’utiliser pendant les essais, « il est surtout plus facile à utiliser, plus plein, avec plus de couple à bas régime. »

Le train Arrière de la Citroën DS3 WRC 2015

Nouveau berceau et nouvelle géométrie de train arrière pour 2015 dont le but est d’optimiser la motricité et la facilité de conduite, « l’auto doit autoriser un pilotage instinctif, tout ce qui améliore la confiance du pilote est bon pour la performance » selon Didier Clément. Donc semble-t-il le but a été de se rapprocher un peu de la Ford Fiesta dans ce domaine ou on savait la Citroën manquait de motricité sur les terrains à très faible adhérence et se comporter de manière parfois délicate pour les pilotes qui ne s’appellent pas Sébastien LOEB. Au sujet de cette évolution justement, « Seb » a déclaré : « L’amortissement reste typiquement Citroën, ce qui n’est pas pour me déplaire. L’équilibre de la voiture est un peu modifié, avec un arrière plus mobile qui permet de bien enrouler les virages. C’est agréable, mais j’ai l’impression que ce – léger – changement de comportement est plutôt du aux pneus. Ils comportent une rainure de plus, il y  a moins de calage et la gomme bouge un peu plus. »

Les autres évolutions le la Citroën DS3 WRC 2015 :

Le retour des palettes au volant en rallye.

Personnellement je trouve un peu dommage que d’un coté on favorise le sport en interdisant les temps intermédiaires aux équipages, et de l’autre on aille dans l’autre sens en remettant les palettes au volant, mais Pour Citroën c’est une technologie qu’ils maitrisent bien pour l’avoir longtemps pratiquée et qui espérons-le devrait ne pas entamer la fiabilité. Rappelons à ce sujet que FX Demaison qui ne voulait pas de levier au plancher de secours dans sa Polo 2015 a changé d’avis sur ce sujet, preuve que cette technologie n’est pas si facile que cela à fiabiliser.

L’aérodynamique

Pour l’instant la DS3 a adopté un travail aérodynamique sur l’arrière avec un nouvel aileron comportant des dérives longitudinales destinées à catalyser le flux d’air. Une évolution déjà vue chez Citroën sur les Xsara WRC. Didier Clément a également avoué que l’équipe travaillait sur une évolution aérodynamique pour l’avant à venir en cours d’année.

Voici pour les informations officielles concernant cette voiture sachant que pour le Monte Carlo et la Suède la principale nouveauté se situera peut-être derrière le volant avec  Sébastien LOEB dont le retour, même s’il est limité, fait plaisir à tous. Toujours aussi nonchalant et calme, il a d’ailleurs déclaré avoir pris du plaisir à refaire une séance d’essai pré-Monte Carlo, séances d’essais dont le côté répétitifs avaient motivé en partie sa décision d’arrêter les rallyes.